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QU'EST-CE QUE LA SANTÉ MENTALE ? » HISTOIRES de MÉDECIN | Bloguez.com ♥ Blog

 QU'EST-CE QUE LA SANTÉ MENTALE ?

20/9/2011

L'anti-exemple qui indique à l'âme humaine, par contraste, la direction de la justesse et donc d'une sortie de nos misères.


DSK A MANQUÉ SON RENDEZ-VOUS AVEC LUI-MÊME ET LA VIE


Qu'est-ce que la santé mentale ? C'est l'intelligence capable toujours d'établir l'idéale harmonie entre le désir et la réalité. Cet idéal serait l'absence de limitation, la perfection en somme. Car nos limitations représentent bien notre réalité, notre condition humaine, notre faiblesse coupable. Et cette culpabilité vitale universelle, tous nous la refusons. Voilà comment notre condition tombe dans la stupidité vaniteuse, base de toute maladie mentale. Voilà où nous en sommes tous, et ce qu'un jour il est conseillé à chacun de rencontrer, l'autre lui-même, ainsi tordu. Voilà ce qu'a manqué DSK. La mauvaise foi, la manipulation, l'accusation, l'idéalisation et mille autres justifications n'enlisent que plus l'orgueil.

La grande théâtralisation de DSK due à son professionnalisme de la communication et à la grande préparation de sa prestation, n'a trompé personne. L'authenticité n'est pas là, et dès lors aucune humilité, aucune reconnaissance de quelque culpabilité (pas d'excuse ni aveu réel de sa culpabilité). Cette théâtralisation est une justification, une dérobade face à l'évènement accidentel de New York. Mais l'évènement essentiel, qui est en réalité le grand défi de tout homme, l'acceptation de sa propre vulnérabilité, comme de sa propre mortalité, on ne parle pas, on se défile. Toute justification tend à calmer la culpabilité en normalisant la difficulté pour
faussement échapper à la profondeur de la vérité. Qui n'a ressenti cela en son for intérieur ?

Dès lors comment croire à sa soit-disante rédemption d'un "plus jamais la légèreté". Tout le couple je crois s'y est bien ancrée, et s'il en souffre, c'est en raison de son aveuglement sur la justice immanente. La souffrance de nos excès se guérit seulement en transformant les fausses culpabilités soutenues de prétextes en une compréhension de la culpabilité essentielle et vitale. Ainsi revient la juste vision de la Vie. Cette harmonisation revient à inverser les fausses valeurs, soit à passer de l'ignorance et du refus à la compréhension et l'acceptation. Sans cette conversion, la déformation ambivalente des valeurs, commencée dans l'exaltation coupable verrouille les justifications antérieures. C'est par les valeurs que tous nous nous valorisons. Or la vanité fait cela mais faussement.
 
Et démasquer cela, c'est la vexer et la fixer en résistances qui ne cèderont pas sauf à se convertir véridiquement.

Alors DSK en cette affaire se dérobe. Son calcul garde confiance dans son triomphe vaniteux, il a d'autres faux-fuyants. Ce sont ceux que nous connaissons tous. Par l'accusation -preuve à l'appui- il tâche de manipuler les textes d'un rapport, de l'interpréter à sa mode sans égard pour l'autre. D'ailleurs la victime, c'est lui : c'est forcément la jeune femme qui en sept minutes l'a mis en tel émoi sexuel, qu'il a déchargé ; et puis le piège.. le complot.. il n'en dit pas plus.. c'est subtil. C'est forcément la faute à Sarko. La victimisation de nos sociétés en est un mode devenu commun : elle est l'accusation.

Par nos dérobades accusatrices, nous "objectivons" une cause, un coupable dans le monde ou la famille voire le passé (un trauma d'enfance : on en a tous). Or toute accusation est sous tendue par le mésamour et la haine. Aussi faut-il s'attendre à voir des manipulations sentimentales. C'est pourquoi vient le pseudo-regret. Cela a la forme du regret, le gout du regret mais le théâtre enlève l'authenticité au regret, à la bonté d'âme. Ce "regret" croit comprendre, être mieux compris, s'exalte pour quelque générosité ou idéalisme (servir, servir le monde) et il attend déjà des louanges.

Il croit vaincre ses problèmes et s'innocenter quand il renforce sa vanité. Cette sentimentalisation pour le monde est en vérité une sentimentalité envers la vanité : l'amour-propre exalté, l'auto-adulation, l'auto-admiration. Cette fausse joie trop fragile est incapable de dissoudre le sentiment de vulnérabilité essentielle, et donc le retour d'une culpabilité exagérée. Laquelle n'est autre que la vanité, elle-même, l'incompréhension d'un tel sort au vu de son si grand mérite à idéaliser sa vie, à être utile au monde.. D'où l'inévitable retour au point de départ.

Il n'est qu'un moyen de rompre avec les échecs, les souffrances, les malheurs, c'est d'arrêter toute mal interprétation, tout mensonge. Et pour ce faire, comprendre et accepter sa totale faiblesse, face à la Vie. C'est donc cela qu'il convient de mettre en premier dans l'intelligibilité de nos souffrances. Cela acquis, chaque jour il sera possible de progresser dans la justesse.

Alors DSK a manqué surtout son rendez-vous avec lui-même, véritable exigence de la Vie : l'humilité, la grandeur d'âme, l'authenticité, la justesse, la sérénité, le pardon, la compassion, la beauté d'une âme faible en réelle rédemption.

Et le Français dans tout çà : "il ne veut plus qu'on lui en parle". Or il fait péter les audiences télévisuelles à presque 14 millions. En vrai, secrètement, il est fasciné par ce bonhomme. Secrètement, sans trop le savoir, il aimerait satisfaire son doute façon voyeuriste en même temps qu'une clarification authentique (une spiritualisation). Car nous naviguons tous entre perversité et désir essentiel, désir d'un sens à nos vies.  (Une pulsion spirituelle anime nos pulsions de pouvoir et de sexe). Si cet arrogant personnage se permet tant de facéties avec la Vie, tant de transgressions, aurait-il un message nouveau à présenter au monde, une révolution sexuelle ? Il y a derrière cette fascination française une attente fantasmatique et non.... politique.

Finalement notre champion franco-américain nous en apprend beaucoup plus sur nous mêmes, sur nos propres aveuglements. Son histoire a valeur d'anti-exemple, ou d'exemple d'un héros déchu (tel savaient le faire les grecs en leur mythologie)
Comprendre comment nous fonctionnons nous amène à plus de compassion et d'indulgence, d'abord envers nous mêmes comme envers autrui, voilà la leçon.

Tags : aveu culpabilite derobade heros dechu sante mentale ou psychique

Catégorie : ÉTATS D'ÂME de médecin Ecrire un commentaire | Print/Imprimer

Commentaires

Corinne ^^, le 03-04-2012 à 11:37:10 :

Je découvre

Bonjour je suis la maman de Césaire. Je découvre ce blog et m'y trouve comme un poisson dans l'eau.. J'essaye toujours de comprendre comment je fonctionne et c'est vrai que ça permet d'aller plus facilement vers les autres, tous les autres. Apprendre à s'accepter n'est pourtant pas toujours facile, bien souvent je me donnerai des baffes (sourire). Je continue ma balade. A bientôt Corinne

domi59, le 23-09-2011 à 18:05:11 :

Coucou!!!

Ben voilà, tu viens de rentrer dans la grande famille des Nuls et je t'en félicite mdr!!!
Ceci dit pas si nul que ça tu as quand même réussi à inscrire un de tes deux blogs!!!
Chapeau bas lol!!! Bon maintenant encore tes logos à afficher sur chacun de tes blogs et ensuite à moi de te mettre à l'honneur!!!
Voilà je te souhaite un agréable week-end moi je repasserai lundi sans doute!!!


Mon linge bien sûr mdr!!!
Bisous
Domi.

ps : surtout ne manques pas toi aussi d'aller visiter ces blogs à l'honneur, d'ailleurs il y a l'ami Glorfindel qui pourrait te plaire!!! Médecin retraité pour l'armée mais en Afrique où il a vécu de nombreuses années!!! Ce qui ne l'empêche pas d'être plein d'humour!!!

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