Nous avons vu en début d’été ces campagnes vidéos. Certes il n’est pas mal de visualiser le travail de sape du dominateur sur le dominé au sein du couple. Or le mal a pour principe d’être si ambigüe qu’il incite au faux bien, pour plus de mal. Vouloir bien-faire aggrave souvent nos interprétations, nos certitudes, nos moralisations sentimentales. Même s’il est vrai que la femme paie un lourd tribu à la violence. Toutefois rien n’est aussi tranché.
Dans une relation saine on est épris l’un de l’autre, et dépassant nos faiblesses on se reprend, et encore et encore. Le bonheur se construit au fils des déchirures. L’accusation de la brutalité mâle dans la violence du couple est trop simpliste et satisfait notre inclination séculaire au bouc-émissaire : elle sacrifie la justesse à la justice sentimentalisée. S’il existe quelques rares brutes, alcoolisées de surcroît, faut-il jeter la pierre aux hommes comme ces campagnes médiatiques, façon clip d’Audiard ?
D’épris à l’origine vient vite l’emprise, la méprise qui restant aveugle engendre le mépris. L’aveuglement affectif originel est à mettre sur un compte commun d’exacerbation de l’amour-propre, de l'homme en sa mâle fierté ancestrale, et de l’égo féminin qui par une sentimentalité si prégnante pousse à l’hostilité en intrigue si élaborée qu’elle asphyxie. Si l’homme finit par utiliser la violence physique, la femme pointe au Cœur. La plus douloureuse n’est pas celle qu’on croit, mais la plus mortelle, oui.
Or dans cette haine c’est l’amour qui tue, par faux amour, par manque à parler vrai, à aimer l’amour, épris de fantasmes sur soi, sur l’autre, plutôt que du Mystère de chacun. L’homme plus bêta que méchant, le vocabulaire indigent (le plus souvent), nanti d’un grand Cœur mais de petit garçon, insuffisamment communiquant ; la femme trop communiquante, maternante, dominante jusqu’à la dévirilisation.
Les messages télévisuels sont trop simplistes, donc faux, exaltant une fausse morale. Ils attisent, déforment sans aider à comprendre et accepter nos difformités. N’est-ce pas-là la tare essentielle des humains : la peur haineuse de la vérité donnant priorité à l’apparence, au prétexte, au préjugé plutôt qu’affronter nos secrètes motivations. Tout plutôt que démasquer l’orgueil m’animant, Moi (homme ou femme sous mes armes ressentimentales). Là pourtant commence la vraie maltraitance de la Vie et conséquemment d’autrui. Comme on est loin de ces p’tites phrases télévisuelles de maltraitance genre “t’es moche” ou “ta soupe est trop salée” ou “cette conne est ma femme”.
Le désir amoureux du début n’est pas l’amour, il désigne seulement avec qui on peut apprendre l’amour. Hormis chez la brute très épaisse, la violence physique est l’aboutissement du harcèlement et d’un amour empoisonné. La brute épaisse est souvent générée par l’enfance violentée : souvent il se suicide, tant il en souffre. Le harcèlement affectif de l’homme est grossier et stupide, celui de la femme intrigant et subtil. L’un l’autre aboutissent à leur finalité : effrayer, stresser, épuiser pour dominer, écraser, humilier. Si le ressentiment est motivant, l’amour commun (non péjorativement) étant échange, devient impossible. Reste l’amour inconditionnel, mais, c’est-là une autre histoire. Le harcèlement est toujours lié à une rigidité de la pensée, à une logique égocentrique et revancharde, névrosée gravement ou légèrement. C’est le mésamour. Si d'apprendre l’amour n’est pas dans le projet, le dépassement de soi reste inactivé, et les tensions inassouvies explosent, effrayantes.
Ce sujet est pour moi un sujet qui fâche. Porterai-je des œillères
? Peut-être. Mais au travers de mon flou visuel je dis que si à chaque fois on
trouve une excuse au crime, alors il n'y aura pas de criminel. J'ai beaucoup de
mal à concevoir que l'on maltraite parce que l'on a été maltraité dans
l'enfance. Si tel est le cas, il conviendrait de dire que l'hérédité y est pour
quelque chose. Donc, un fils de voleur sera voleur, un fils de violeur sera
violeur, etc., nous ne serions donc que de vulgaires copies… Trop facilement on
lui trouve des excuses, c'est là tout le problème.
J.P. sont les
initiales de mon "héros" dans "Elle, quête du soi".
Je n'ai pas eu le temps de tout apprécier, je reviendrai.
Lundi matin Dimdamdom est venue te voir Pour te serrer la pince Comme tu n'étais pas là, ah Dimdamdom a dit ih Qu'elle reviendra Mardi!!! Bisous Domi. ps : j'avoue que c'est un sujet dans lequel je ne veux pas m'engager, mais surtout je ne voudrais pas le vivre au quotidien, quelque soient les raisons pour lesquelles on en arrive là. Une raclée, ça fait mal quand même hein!!!